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Test du revêtement Rasanter R53

Test du revêtement Rasanter R53
Après avoir testé les revêtements Rasanter R50, c’est au tour du revêtement Rasanter R53.
Comme pour le R50, nous utiliserons une mousse d’épaisseur maximale en revers et coup droit montée sur un bois Chila.
Dès le montage, le simple toucher de la plaque montre une différence notable de dureté entre le R50 et le R53.

Premières sensations :
Le slogan nous dit « Votre jeu repose sur une rotation maximale et une grande dynamique. Vous voulez le point par tous les moyens. · Rompez avec les conventions… »
Un revendeur a l’honnêteté de préciser sur son site que le revêtement est plutôt destiné aux joueurs de haut niveau … et il n’a pas tout à fait tord .

Dès l’échauffement, on se rend compte de la différence de dureté et qu’il va falloir être beaucoup plus concentré qu’avec un revêtement plus classique. La moindre imprécision se paie cache, par contre, on sent de suite que l’on peut mettre beaucoup de poids dans la balle assez facilement.
En mode régularité du revers ou en mode distribution, la plaque est véritablement agréable et permet des contres à plat très gênants.
C’est lors du contrôle de gros topspins avec beaucoup de poids dans la balle que l’on prend conscience de la difficulté d’utiliser le revêtement; comme le dit la publicité, cette plaque n’offre aucun compromis, vous devez être très dynamique sur vos jambes et hyper précis dans vos déplacements afin d’avoir le coup juste, vous ne pouvez pas vous permettre de jouer en mode nonchalant ( les tentatives de jouer en blocs coupés lorsque l’on est débordé s’avère beaucoup plus difficiles qu’avec un R50 …)

Les remises de service :
_ Sur les services longs, les qualités d’adhérence du revêtement permettent un démarrage avec beaucoup de rotation que cela soit en revers ou en coup droit, si on est capable de contrôler sa vitesse. Le revêtement ne permet vraiment pas d’alternatives, il faut être très précis dans votre positionnement face à la balle.
_ Sur les services courts : c’est dans ce cas que l’on s’aperçoit de la difficulté à maîtriser cette plaque, sa dureté est telle que même avec un peu d’entraînement, il est très difficile d’être précis dans le jeu court. Le R50 était déjà assez délicat à prendre en main dans ce domaine mais avec un peu d’entraînement, la plupart des remises devenaient vite gérables. Avec le R53, la grande dureté de la plaque rend très difficile la capacité d’être à la fois très précis tout en maîtrisant  l’effet donné à votre balle.
Par contre, si vous êtes très dynamique et agressif sur la première balle, la plaque devient très gênante pour l’adversaire.

Echanges contre un picot court (soft) : Contrairement au R50 avec lequel les balles provenant du soft avaient tendance à plonger, le R53 a la capacité d’imposer un jeu à plat et  annihile complètement les effets indésirables de la balle provenant du soft .

Le topspin coup droit : le R53 permet un topspin à fortes rotations avec beaucoup de vitesse, ce qui est très agréable mais face à un bloqueur à la table, capable de varier la vitesse et la longueur de ses blocs, le revêtement exige toucher de balle et précision du geste.

Le contre-topspin : autant le bloc est assez aisé, autant le contre-topspin s’avère relativement difficile. La dureté de la plaque demande beaucoup d’engagements et de précisions dans la gestuelle. La plaque étant très rapide, le contre-topspin s’avère assez difficile à réaliser, la balle sortant de votre raquette très rapidement…Il faut vraiment être très relâché et surtout ne pas chercher à surjouer.
Par contre, si vous prenez un peu de recul, vous pouvez contrôler facilement les topspins adverses à plat !!

Le topspin du revers : c’est un des atouts de cette plaque qui permet, du fait de sa forte adhérence, un topspin très gênant soit en forte rotation soit en balle portée .

En mode défense : si on se retrouve en défense avec ce revêtement, on est bien souvent mal placé sur la balle… C’est dans cette position que l’on se rend vraiment compte de la différence avec le R50 . La défense coupée, que cela soit en revers ou en coup droit, s’avère beaucoup plus difficile et la « qualité » de votre balle remisée est nettement moindre qu’avec tout autre revêtement … seul point positif, la capacité du revêtement à réaliser des contre-attaques à plat !

Test en compétition :
Après 2 séances d’1h30, le véritable test est en compétition ( incertitudes, pression et jeux totalement inconnus s’avèrent être de bien meilleurs indicateurs )

Un premier match sur un jeu (18) en rotation proche de la table et des services plutôt longs : les qualités de la plaque s’avèrent un gros avantage, le bloc revers est très facile et laisse peu de temps à l’adversaire avec une balle facilement prise au rebond. Un premier test vraiment intéressant.
Un second match sur un attaquant proche de la table jouant en contre à plat et ayant un grand sens de l’anticipation… et servant majoritairement court coup droit …
Là, ça se corse … l’adversaire sert court afin de m’empêcher de jouer en démarrage violent  ou en rotation : c’est dans ce cas que le jeu passif en retour de service s’avère très difficile. De plus, les topspins en rotation s’avèrent pour l’adversaire très faciles à bloquer (avec apparemment des plaques relativement dures) car les variations en topspin ne sont pas évidentes à réaliser . La combinaison dureté et rapidité du R53 s’avèrent très difficiles à maîtriser pour permettre des variations en topspin coup droit relativement perturbantes pour l’adversaire . Bref, il a fallu être agressif en retour de service pour s’en sortir.

Troisième match sur un défenseur (picot long en revers) : les qualités des R53 s’avèrent très intéressantes sur ce type de jeu, les plaques permettant de passer du jeu en fortes rotations à la frappe sèche, que cela soit en coup droit ou en revers. Franchement une bonne surprise sur ce type de jeu,la dureté des plaques étant, semble-t-il, très gênante pour le picot long   !

Conclusion :
Un ressenti est toujours très personnel.
J’ai donc fait tester les plaques R53 par 3 joueurs aux styles complètement différents.

Pour un joueur topspineur à mi-distance, il a trouvé les plaques beaucoup trop dures et désagréables à utiliser.

Pour un joueur topspineur à la table, il a trouvé que leurs utilisations étaient délicates et que le point positif était le topspin coup droit engagé.

Pour le troisième joueur test, jouant topspin en coup droit et bloc à plat en revers (gaucher) , il a trouvé les plaques assez faciles à utiliser mais tout de même très rapides.

Ma conclusion toute personnelle : il faut être réaliste, l’utilisation de ce genre de plaque demande des qualités physiques et techniques assez élevées… et beaucoup de temps pour arriver à les maîtriser ! Le revêtement Andro Rasanter R53 donne effectivement la possibilité de réaliser certains coups de façon assez puissante mais vous risquez vite de vous lasser de ses effets indésirables et notamment de son contrôle difficile. Même si vous êtes un joueur aisé dans l’utilisation des plaques dures, sachez que le R53 atteint certaines limites dans ce domaine… A bon entendeur !!
Personnellement, cette plaque peut être très intéressante pour un joueur à la table désirant progresser au niveau de son toucher de balle ( s’entraîner avec un R53, jouer en compétition avec un R50 , pourquoi pas …)

Le prix :  A 60€, le prix officiel de la plaque ( en réalité à 50€ avec les différentes remises possibles) , Andro place cette plaque dans les revêtements « haut de gamme » . Compte tenu de la difficulté à la maîtriser, le prix risque fort d’être un élément rédhibitoire pour l’acquisition de ce revêtement.

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test du revêtement Andro Impuls Speed

 

test du revêtement Andro Impuls Speed épaisseur de mousse maximale
Marque : ANDRO
Rapidité : 15.5
Adhérence : 19
Contrôle : 16
Dureté : 30
Energie : Oui

Profitons des offres de Noël pour tester le revêtement Andro Impuls Speed en épaisseur de mousse maximale. Au prix de 25€, l’offre promotionnelle semble intéressante. En parcourant les différents avis des internautes, le revêtement semble approcher des caractéristiques du Vari spin, la technologie tensor en plus.

 

Le revêtement Andro Impuls Speed est monté sur bois Chila off.

Le premier test est réalisé par un classé 9 jouant essentiellement en top spin avec des revêtements Andro Powersponge : dès les premières balles, la sensation est  » c’est bizarre »; pas si facile d’adapter son top spin suivant la qualité de la balle adverse. Au bout d’un entrainement d’1h30, la conclusion est  » je n’aime pas … ». Vendu avec comme argument de vente – facilité d’utilisation – bof bof …

Le second test est réalisé par un classé 10 jouant essentiellement attaque/défense plutôt à la table : le revêtement semble plus adapté notamment en défense coupée où il semble assez aisé de faire une balle de transition compte tenu des caractéristiques du revêtement.
Le jeu de bloc est également assez facile que cela soit côté revers ou coup droit.
Au bout d’une semaine d’entrainement, même si les qualités défensives de la plaque semblent intéressantes, la plaque ne convainc pas totalement .

Test sur un mois :

Dès les premiers échanges en régularité, on sent de suite que la mousse est très dure : les sensations sont plus proches d’un MamboH ou d’un Mark V que d’un vari spin.

La plaque est très adhérente et permet de suite une grande variété de top spin, mais, comme pour le premier joueur qui l’a testée, son comportement peut s’avérer déroutant :  on s’aperçoit vite que l’andro impuls speed n’est pas véritablement fait pour un jeu en contrôle. Que cela soit en revers ou en coup droit, il faut être constamment actif dans le jeu et particulièrement en démarrage revers.
Par contre, la plaque semble avoir une grande qualité : le contre à plat sur les top spin est d’une facilité déconcertante avec un son métallique digne de la colle rapide. La défense à mi-distance, à plat, est également facile à réaliser.

Les premiers matchs à l’entrainement sur des joueurs classés 10,12,14,16,18,20 sont assez bluffants. La plaque permet de jouer de façons polyvalentes même en contre-topspin.  Les seuls bémols sont le jeu court, du fait de la dureté de la plaque (il faut y être vraiment habitué pour le maîtriser) et le démarrage du revers qui demande un certain temps d’adaptation.
En coup droit le revêtement permet, grâce à sa forte adhérence, des top spin cloches assez déroutants pour les adversaires.

Après un mois d’utilisation :

Après une quinzaine d’heures d’utilisation, on s’aperçoit que la plaque s’use extrêmement vite mais surtout qu’elle perd très rapidement certaines caractéristiques et notamment ses possibilités de contre-attaque à plat ( le son métallique très caractéristique finit par disparaître ! ). La plaque permet de moins en moins de jouer en contrôle, par contre, son adhérence se conserve bien même si la surface semble abîmée. Le jeu en revers demande de plus en plus de concentration et ne permet plus le manque de rigueur.

Le décollage :
Collée avec une couche très fine de colle blanche sur un bois non vernis, le décollage s’avère de suite délicat. Alors que des plaques comme les Andro powersponge ou powergrip se décollent facilement sans souci, la mousse dure de l’Andro impuls se déchire facilement même en faisant très attention. Le revêtement emporte avec lui de nombreux copeaux du bois…

Conclusion :

Le revêtement Andro Impuls Speed s’avère beaucoup plus difficile à maîtriser qu’il n’y parait.
Il satisfera sûrement des joueurs proches de la table ayant un jeu de type poussette et contre attaque.
Malgré son prix avantageux, sa durée de vie en bon état est vraiment trop courte…

Article qui sera modifié au fil des retours …

 

 

 

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la légalité du service : lancé non vertical de la balle et balle cachée au service

Les polémiques chez les pros proviennent essentiellement de la légalité des services. Certains joueurs jouent avec la légalité de leurs services et la peur des arbitres de les sanctionner ( alors qu’ils n’hésitent pas dans les catégories jeunes)
Le joueur qui a créé la polémique en pro A a été Quentin Robinot. Lors de son match de coupe d’Europe contre Marcos Freitas, j’ai réalisé 2 copies d’écran à la volée et en voici le résultat de face et de dos :

Le règlement (ci-dessous) est pourtant très clair : non seulement la balle doit être jetée verticalement (ce qui n’est pas le cas ici ) mais ne doit jamais être masquée.
A vous de juger, dans cette rencontre gagnée par Freitas, l’arbitre n’a refusé aucun service …

2.6 – LE SERVICE
2.6.1 – Au début de l’exécution du service, et jusqu’à ce qu’elle soit lancée, la balle doit reposer librement sur la paume de la main libre, immobile et ouverte.

2.6.2 – Le serveur lance alors la balle verticalement vers le haut, seulement avec la main, et sans lui communiquer d’effet, de telle manière qu’elle s’élève d’au moins 16 cm après avoir quitté la paume de la main libre et retombe ensuite sans toucher quoi que ce soit avant d’être frappée.

2.6.3 – Quand la balle redescend du sommet de sa trajectoire, le serveur doit la frapper de telle manière qu’elle touche d’abord son propre camp, et ensuite, après avoir franchi ou contourné le filet ou ses accessoires, touche directement le camp du relanceur. En double, la balle doit toucher successivement les demi-camps droits du serveur et du relanceur.

2.6.4 – Depuis le début du service et jusqu’au moment où elle est frappée, la balle doit se trouver au-dessus du niveau de la surface de jeu et derrière la ligne de fond du serveur et elle ne peut être cachée du relanceur par aucune partie du corps du serveur ou de son partenaire de double ou par quoi que ce soit qu’ils portent ou qu’ils tiennent.

2.6.5 – Dès que la balle a été lancée, le bras libre du serveur doit être retiré de la zone
située entre la balle et le filet.

2.6.6 – Il incombe au serveur de servir de telle manière que l’arbitre, ou l’arbitre adjoint, soit convaincu qu’il respecte toutes les conditions d’un service régulier.

2.6.6.1 – Si l’arbitre, ou l’arbitre adjoint, a des doutes quant à la correction de l’exécution d’un service, il peut, la première fois que cela se produit au cours d’une partie, annoncer : “échange à rejouer” (let) et avertir le joueur de l’obligation qui lui incombe.
2.6.6.2 – Si ultérieurement au cours de la même partie, l’exécution d’un service par le même joueur, ou par son partenaire de double, est à nouveau douteuse, que ce soit pour la même ou pour toute autre raison, un point doit être attribué au relanceur.
2.6.6.3 – Chaque fois qu’il y a un net manquement en ce qui concerne le respect des règles fixées pour l’exécution d’un service régulier, aucun avertissement ne peut être donné et un point doit être attribué au relanceur, tant à la première faute que lors de toute faute ultérieure.

2.6.7 – Lorsqu’il l’estime justifié, l’arbitre peut, à titre exceptionnel, pour l’exécution du service, autoriser un joueur, en raison d’une incapacité physique avérée, à déroger à un ou plusieurs points de la réglementation relative au service.

source : http://www.fftt.com/reglements/regles_jeu.htm

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Quelques videos du championnats de France 2016

Sarah BERGE – Sarah FONVIEILLE
Attaque sur défense, match filmé et monté sans coupure par momo viricel

 

 
Quentin ROBINOT – Stéphane OUAICHE en demi-finale 2016

Joueur à la table vs joueur mi-distance , match filmé et monté sans coupure par momo viricel

MATTENET – LORENTZ en demi-finale 2016

nombreux échanges entre 2 top-spineurs à mi-distance

Romain LORENTZ – Stéphane OUAICHE  » FINALE 2016  »

top spineur vs joueur mi-distance